Batch cooking sans gluten

Je (re)découvre le batch cooking sans gluten pour moi, avec ma fille. Méthode pour personne organisée dont la philosophie de vie, concernant la cuisine est 1) je veux manger sain 2) je ne veux pas ou je n’ai pas le temps de cuisiner tous les soirs 3) mais je veux bien cuisiner de temps en temps.

Ma fille me fait découvrir le batch cooking. La voilà installée depuis peu dans son chez elle. Après une période de flottement (passer de chez Maman à son petit chez soi, c’est un grand pas qui bouscule malgré la joie immense d’être enfin IN-DE-PEN-DANTE), la voilà qui prend ses marques. Le samedi matin, elle part faire son marché pour acheter tous les produits frais puis direction le supermarché pour compléter sa liste pour ses menus de la semaine en version batch cooking. Et elle m’annonce fièrement : « Maman, tu sais, en faisant comme ça, on fait de sacrées économies ! ». Un bon point pour le batch cooking version 3.0 😉

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© Crédits photos Ma Cuisine a du sens – Batch cooking le temps des courses

Mais quésaco le batch cooking ?

Je feuillette des livres, je fais des recherches sur Internet et ma fille m’explique bien sûr comment elle s’organise au quotidien. Bon, déjà, prenons le terme : batch cooking. En anglais, pour une traduction mot à mot, on a : cuisson par lots. En gros, on cuisine et cuit plusieurs plats en même temps.

Et oui, cette nouvelle mode culinaire, le batch cooking, permet de cuisiner en une fois tous les repas de la semaine. Je vous avouerai que ce n’est pas si nouveau que ça. Quand j’étais petite (oui, ça commence à remonter à loin), la maman de ma meilleure amie pratiquait déjà le batch cooking à sa manière. Elle était infirmière et une fois par mois, sur tout un week-end, sa fille et son époux étaient priés d’aller voir ailleurs. Elle cuisinait tout le week-end, mettait en barquettes et hop au congélateur. C’était sa façon à elle de s’organiser pour ne plus avoir à cuisiner du mois !!

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© Crédits photos Ma Cuisine a du sens – Batch cooking organisation

Les avantages du batch cooking

2 avantages majeurs que ma fille m’a évoqués depuis qu’elle cuisine en version batch cooking : faire des économies et gagner du temps !

Et oui…

  • Gagner du temps. Bien que le jour de la préparation du batch cooking, on passe en général 3 à 4 heures en cuisine, ensuite, tous les autres soirs de la semaine, c’est presque les pieds sous la table. Selon certaines férues du batch cooking, en 2 ou 3 heures, avec l’habitude, elles arrivent à cuisiner tous les plats de la semaine. Après, elles parlent d’assemblage ou de réchauffer une soupe, une tarte ou un mijoté de viande.
  • Faire des économies. Oui, évidemment. On fait les courses une fois par semaine, avec une liste bien définie, pour n’acheter que les produits qui entrent dans la composition des menus de la semaine. Menus que l’on choisit avant d’aller faire ses courses, hein !!
  • Manger des produits frais et de saison. Autre avantage, c’est que l’on va cuisiner le jour même voire le lendemain des courses. Les produits sont bien frais et sont cuisiner immédiatement. En général, ceux sont des produits de saisons, enfin, si les recettes choisies suivent elles-aussi le rythme des saisons 😉
  • Manger des plats faits maison. Là encore, cela oblige à préparer ses repas. Il y a moins d’additifs et de conservateurs que dans les plats achetés tous prêts.
  • Faciliter le quotidien. En prévoyant à l’avance les menus de la semaine, l’esprit est plus libre pour autre chose. Quand mes filles étaient petites, la veille d’aller faire les courses, c’était réunion au sommet !! pour choisir les menus de la semaine. Chaque personne de la famille avait le droit de donner son plat du jour, ensuite, c’est moi qui composais le reste des menus avec ce qu’il y avait à la maison et les courses. J’imprimais une feuille excel que je collais sur le frigo. Et je n’avais plus à répondre à la question de mes filles quand elles rentraient de l’école : « Maman, qu’est-ce qu’on mange ?? » (et qui avait le don de m’horripiler parce que je ne savais pas encore ce que j’allais faire à manger).

Y a-t-il des inconvénients au batch cooking ?

Pour ma part, j’en vois quelques uns…

  • La conservation. Je ne suis pas fan de cuisiner les légumes à l’avance. En les coupant, ils s’oxydent plus facilement et perdent leurs vitamines et minéraux. De plus, faire une soupe pour plusieurs jours me pose un gros problème de digestion ! Les légumes, en cuisant, libèrent des glucides. Les glucides sont des sucres qui vont fermenter plus facilement une fois cuits et recuits ! Pour la soupe, je suis plutôt fan des soupes express, que je partage dans le programme (ré)apprendre à cuisiner sain et gourmand, suite à des intolérances alimentaires. 15 minutes chrono’ je pense que c’est jouable le soir, même fatiguée par sa journée de travail et le chaos des transports en communs. Pour les mijotés et autres poulets rôtis, je suis plutôt d’accord avec la méthode du batch cooking que je pratique déjà. A la maison, quand il reste des viandes mijotés, les filles adorent que je cuisine des nems. Oui, avec un bœuf carottes ou un mijoté de porc au lait de châtaignes, quelques nouilles chinoises, de la menthe, de la salade émincée, le tout enroulés dans des feuilles de riz et passées au four (je n’ai pas de friteuse). C’est juste merveilleux. Et les filles en sont fans ! Ou dans des hachis parmentier revisités ou en salade… les restes s’adaptent à nos envies du moment.
  • Il faut tenir à la fois 3 ou 4 heures en cuisine toutes les semaines mais aussi dans la durée pour en retirer les bénéfices, tant dans l’organisation que dans la pratique.
  • Le manque de créativité ? Le batch cooking est quasi militaire. C’est organisé, pratique, on va d’un point A à un point D, en passant par B puis C. Vous me suivez ! Je suis du genre plutôt organisée (la preuve, c’est que j’ai eu fait les menus sur une semaine collés sur la porte du frigo ! et en même temps, cela ne m’empêchais pas de déroger au planning de temps en temps). Et j’adore aussi créer. Et la créativité, elle vient sur l’instant, sans y penser. C’est un peu l’histoire de ma poêlée de légumes au kasha… (la recette est ici). C’était un jour, où je n’avais pas d’inspiration pour me faire à manger (peut-être que le batch cooking m’aurait été utile ce jour-là, je ne me serais posée aucune question). Pourtant, j’ai cuisiné, en me laissant aller… la créativité est arrivée pour mettre en lumière un plat merveilleux au goût et très graphique en photo ! Alors, pour quelqu’un sans inspiration ce jour-là, je suis plutôt fière de moi.

Finalement, je préfère utiliser les principes de batch cooking à ma sauce 😉

  • Faire une liste de courses avant d’aller au marché ou supermarché, pour n’acheter que ce qui est nécessaire. Question organisation des courses, voilà ma pratique :
    • Une fois par mois, je fais les grosses courses en magasin bio. Durée : 1 heure de l’entrée dans le parking à la sortie du parking avec les courses dans le coffre. Liste en main, rayon après rayon… sachets cotons ou bocaux en verre pour le vrac : riz, pâtes, lentilles, amandes, noisettes, sucre, café, céréales…, je fais le plein pour mon placard. En campagne, manquer de sel, de lait (végétal) ou de café, on peut le payer cher ! Il faut sortir la voiture, faire des kilomètres et ne pas trouver la marque qu’on aime !!
    • Une fois par semaine, je fais le marché du samedi matin. Oui, depuis quelques mois, j’ai à nouveau la possibilité de faire le marché avec mon cher et tendre. C’est l’occasion de papoter avec les marchands, les voisins ou des inconnus qui font comme nous : la queue en attendant leur tour ! Durée : entre 1h et 1h30. Là, c’est pour le plaisir. Fruits, légumes, fromage pour lui, poisson et huîtres en direct du producteur ! C’est un moment que nous adorons.
    • Et c’est tout… et bientôt, les légumes viendront directement du potager… Nous nous attelons pour en reconstruire un nouveau. Sauf qu’il y a des travaux à faire avant (comme changer la fosse septique – vive la campagne !! le tout à l’égout, « connais pas ») qui vont détruire un peu notre jardin. Donc, patience… J’ai l’impression que les légumes du potager, pas pour cette année, malheureusement.
  • Pas de gâchis avec les légumes achetés. Je ne pratique pas le batch cooking (enfin, pas comme les puristes), mais quand j’entame un chou-fleur ou un potimarron, je ne vais pas le laisser des jours et des jours en bas du frigo ! Je vais m’en servir pour faire des soupes, des gratins, des poêlées de légumes ou des mijotés. Oui, ce sera potimarron presque à tous les repas sur 2 ou 3 jours… et alors. Du moment que le plat est bon et qu’il soit différent à chaque fois. Idem avec le poulet. A la maison, nous sommes fans des cuissons douces. Et le poulet n’échappe pas à la règle. Cuit pendant quelques heures dans de l’eau avec un joli bouquet garni, nous allons le déguster de plusieurs façons : avec une purée ou des tranches de potimarron rôties au four parsemés de graines de cumin, froid en salade, mélanger dans un riz type paëlla express ou dans des nems. Et le bouillon, hop, en sachet de 400 g pour des soupes express à venir.
  • Et surtout, j’ajoute à la liste… réutiliser les restes. Quand il reste un peu de riz, en faire un pain (comme ici) ou une soupe (ici, une soupe aux moules rapide). Pour une ratatouille, ce sera des clafoutis 😊 (et la recette est ici) ou une sauce tomate élaborée avec des spaghettis de riz.

Alors finalement, ce batch cooking ?

Et bien, je dirais que d’instinct, je cuisine presque en version batch cooking, sauf que j’aime créer au quotidien. Alors voilà une petite idée de menus pour la semaine qui vient… version batch cooking à ma sauce.

Batch cooking sans gluten étape 1 : Un mijoté de légumes au jambon

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© Crédits photos Ma Cuisine a du sens – Mijoté de légumes et jambonneau

Le week-end, prenez le temps de préparer en quantité importante un mijoté de légumes au jambon. Le jour ou le lendemain de sa préparation, le manger tel quel…

Pour cela, il vous faut :

1 jambonneau
1 grosse patate douce
2 patates douces violettes ou 2 pommes de terre bleues de Manche ou Vitelotte (c’est pour la couleur mais peuvent se remplacer par de la patate douce ou pommes de terre classiques)
2 carottes
1 navet boule d’or
1 oignon
1 gousse d’ail
½ botte de persil
1 citron bergamote
Sel (un peu), poivre ou baies, thym, laurier

Batch cooking sans gluten étape 2 : Une courge farcie

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© Crédits photos Ma Cuisine a du sens – Courge délicata farcie

Avec les premiers restes de jambon et légumes, préparer à J+1 ou J+2, une courge farcie. Il ne vous manque plus qu’à cuire la courge au four 20 à 30 minutes environ (couper en 2 et où vous avez ôté les graines)La courge est cuite quand sa chair est fondante. Il n’y a plus qu’à farcir avec des légumes et du jambon que vous hachez grossièrement. A réchauffer un peu dans une casserole au préalable. Parsemer de panure noisettes pain de fleur paprika.

Pour cela, il vous faut :

Les légumes et morceaux de jambon du mijoté
1 courge type pâtisson, patidou ou délicata (comme sur la photo)
De la panure préparée avec quelques noisettes, du pain de fleur haché grossièrement, un peu de sel et du paprika

Batch cooking sans gluten étape 3 : Une salade de riz à l’avocat

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© Crédits photos Ma Cuisine a du sens – Salade de riz à l’avocat

Et les derniers restes (souvent très très peu mais dommage de jeter) vont rejoindre une salade de riz (remplacer le riz par des pâtes sans gluten ou de la semoule de sarrasin par exemple) où vous ajouterez un avocat bien mûr, quelques graines de cumin et une vinaigrette miel moutarde.

Pour cela il vous faut :

Les derniers restes de légumes et jambon
Du riz cuit
1 ou 2 avocats
Quelques graines de cumin
Et de la vinaigrette avec 1 cuillère de moutarde + 1 cuillère de miel, huile et vinaigre.

Batch cooking sans gluten, le bonus !

Et oui, s’il vous reste du bouillon, soit le mettre dans une soupe express, soit le mettre en sachet et hop au congélateur. Encore mieux, dans des bacs à glaçons. A utiliser comme un bouillon cube, sur des légumes, dans une purée ou sur des pâtes sans gluten.

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