Mijoté de légumes au kasha

Connaissez-vous le kasha ? Moi, je suis toujours curieuse de nouveautés, surtout si je les trouve chez mon producteur du coin. Et là, au milieu des farines de sarrasin, de chanvre, de lin ou de blé, épeautre, seigle, des huiles de colza, de lin ou de cameline, de riz ou de sarrasin soufflés, me voilà devant un paquet de kasha breton.

Ma curiosité est piquée. Mais qu’est-ce que le kasha ? Me voilà transformer en détective privé des temps moderne, souris dans la main, lunettes vissées sur le nez et moteur de recherche Lilo sur l’ordi (oui, je donne des petites gouttes à Terre de liens à chaque recherche – si vous voulez en savoir plus, un lien pour tout comprendre de ce moteur de recherche français qui reverse de l’argent à des associations pour l’environnement et la solidarité).

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Le kasha, quésaco ?

En fouillant sur le web, j’apprends que le kasha est la graine de sarrasin, décortiquée et toastée. En grillant, il développe une saveur agréable légèrement fumée. Le kacha (avec un c) est consommé en Russie dans une version de porridge. Il entre aussi dans les ragouts et plats d’hiver.

Voilà pourquoi mon petit producteur breton s’est mis à faire du kasha. Il a des graines de sarrasin à gogo !! En plus de la farine de sarrasin et des graines de sarrasin soufflés, je trouve sur son étal du kasha… breton.

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Fleur de sarrasin, la Ferme des Millefeuilles

Petit traité de botanique sur le sarrasin donnant lieu ensuite au kasha

Le sarrasin n’est pas une céréale à proprement parler, même si on l’utilise comme tel. En fait, il fait partie de la même famille que la rhubarbe et l’oseille : les polygonacées. J’adore ces petites fleurs blanches. Dans la ferme où j’avais fait mon stage de permaculture, il y avait du sarrasin vivace (c’est à dire une plante qui repousse chaque année). Ces petites feuilles d’un joli vert tendre entraient dans la composition de son mesclun, qu’il vendait à de grands restaurants locaux.

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Plant de sarrasin vivace, La Ferme des Millefeuilles

 

Les bienfaits du kasha

Le sarrasin est naturellement sans gluten. Mais ça, sur le blog de Ma Cuisine a du sens, vous le saviez déjà. J’utilise régulièrement du sarrasin en farine, dans le pain sans gluten au levain de sarrasin, dans les galettes bretonnes de mon amie Thérèse du marché d’Ercée-en-Lamée (une recette de galettes croustillantes ici) ou dans le risotto de sarrasin d’Hélène, chef du restaurant le numéro 13 à Rennes. Elle nous livre sa recette ici.

Le sarrasin a un goût puissant, à mettre avec parcimonie si les personnes ne sont pas habituées. Ce que j’ai appris aussi en vivant en Bretagne, c’est que son goût est une affaire de terroir. Et oui, en fonction du lieu où il a poussé, le voici plutôt brun foncé ou beige, puissant et acide ou plus doux. Le sarrasin prend le goût du terroir dans lequel il a poussé. Un peu comme les vins, qui par leur exposition, la nature du sol et du climat changent au gré des latitudes et longitudes.

Un des bienfaits du sarrasin (et le kasha en est pourvu), c’est qu’il réchauffant. En hiver, c’est plutôt chouette pour les personnes frileuses. En risotto, en porridge, dans du pain ou des pâtes type Soba, le sarrasin trouve sa place dans notre alimentation. Riche en glucide (IG de 40 pour la graine et jusqu’à 50 pour la farine), en fibres, en phosphore et potassium entres autres, le sarrasin stimule aussi le transit intestinal.

A la fois nourrissant et source d’énergie, le sarrasin est une belle alternative pour accompagner légumes, poisson ou viande.

Kasha

Kasha

Comment cuisiner le kasha ?

Me revoici dans mon costume de détective… à la recherche des différentes façons de cuisiner le kasha. Ici, je lis qu’on peut le manger cru. Il entre dans la composition des muesli ou granola ou se saupoudre sur une salade de fruits. Je le teste dans ma petite crème du matin (la recette de la crème doudou du matin est là). La texture est sympa. Croustillant, le kasha donne des airs de feux d’artifices à ma petite crème du matin. Ça craque, ça croustille à chaque bouchée avec en prime, ce petit goût fumé.

Autre façon de le cuisiner : le kasha peut aussi se mixer pour en faire de la panure. Viande ou poisson, le kasha peut les habiller d’un tour de main (enfin avec un œuf battu quand même) d’un joli goût fumé. A tester avec un peu d’ail et du persil haché <img class=” />

Dans des gratins de légumes, dans des soupes, en porridge, le kasha s’amuse avec nos papilles. Et en hiver, il fait aussi du bien à notre corps.

Alors, je me suis laissée tenter par ses bienfaits et je vous propose une poêlée de légumes au kasha. C’était un jour où j’étais en mal d’inspiration pour cuisiner mon déjeuner (oui, même pour une blogueuse culinaire, la page blanche existe !!). Avec quelques légumes, une poignée de kasha et du haddock acheté sur le marché, mon repas pris finalement l’allure d’un déjeuner sain et gourmand.

Allez, je vous explique juste en dessous…

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Poêlée de légumes au kasha

Temps de préparation : 10 minutes
Temps de cuisson : 15 à 20 minutes

Ingrédients pour 4 personnes
6 à 8 tranches de butternut
1 oignon
1 gousse d’ail
1 citron bergamote
3 à 4 poignées de kasha
Sel, poivre, thym, laurier

Option
Haddock ou maquereau ou sardine ou rien d’autres que les légumes et le kasha <img class=” />

La préparation des légumes

Comme pour toutes poêlées de légumes, laver, éplucher seulement si besoin (là, pour le butternut, c’est obligatoire) et détailler en petits cubes (comme sur la photo, la cuisson est plutôt rapide). Mettre les légumes dans un saladier (butternut, oignon, ail, citron bergamote avec la peau parce que c’est « cro »bon), arroser d’un filet d’huile d’olive, ajouter un peu de sel, de poivre*, une branche de thym et 2 feuilles de laurier.

La cuisson des légumes avec le kasha

Dans une poêle bien chaude, verser le contenu du saladier. Laisser dorer quelques minutes puis baisser le feu. Ajouter un peu d’eau et le kasha. Couvrir et laisser mijoter 15 minutes environ. Si vous optez pour la version avec le haddock, 5 minutes avant, j’ajoute le poisson émietté aux légumes.

Au moment de servir, rectifier l’assaisonnement.

*Poivre. Pourquoi je vous parle de poivre… tout simplement, parce que si vous me suivez sur Ma Cuisine a du sens, vous savez peut-être que je poivre que très rarement. En effet, le poivre a tendance a irrité mes intestins. Alors, j’opte pour d’autres épices. L’été dernier, j’ai fait pousser dans mon potager du shiso, un persil japonais magnifique. En séchant, il prend un petit goût piquant qui ravit mes papilles et prend soin de mes intestins. J’avoue, j’en suis fan !

Dernièrement, lors d’un salon bio, sur le stand d’un marchand d’épices, je me suis laissée tenter par du poivre de Timut ou baie de Timur. C’est plutôt une baie qui n’a rien à voir avec la famille des poivres. Elle est plutôt cousine du poivre de Sichuan. Originaire du Népal, sa saveur m’a étonnée. Et vous comprendrez pourquoi dès que je vous aurais dit un de ses surnoms : on l’appelle aussi le poivre pamplemousse <img class=” /> D’une saveur d’agrumes, elle pimente agréablement vos plats, en apportant un petit goût frais. A découvrir absolument.

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